top of page
  • Photo du rédacteurELG Associés

TOUT SAVOIR SUR : L’ERGONOMIE AU TRAVAIL

Bienvenu sur Actuprev ! Ce mercredi, nous traitons le sujet de l’ergonomie au travail. Même si certains d’entre vous ont peut-être suivi ou animé des formations gestes et postures ou encore PRAP, nous profitons de ce jour pour faire le point sur les différentes formations en ergonomie.



Les troubles physiologiques

Que nous occupions un poste de travail mobile ou fixe, cela a des répercussions sur notre corps. Si nous sommes d’accord sur le fait qu’il faille bouger pour rester en bonne santé, les mouvements répétés, le port de charges lourdes ou encore l’inactivité derrière un bureau abîme notre squelette et nos muscles. Ces problématiques physiologiques portent un nom, les troubles musculo-squelettiques ou TMS.


Bien entendu, les douleurs provoquées par ces troubles ont d’autres conséquences. À long terme, ces problématiques peuvent s’aggraver et développer des maladies et des douleurs chroniques empêchant certains mouvements. L’inaptitude à telle ou telle activité est donc à craindre.


Tout cela a aussi des répercussions psychologiques. Une personne qui souffre est moins disposée à être sympathique et sa patience est mise à rude épreuve, ce qui peut provoquer des troubles psycho-sociaux en entreprise, mais également dans la vie privée. C’est parfois toute la vie de la personne qui peut être bouleversée.


Autre problématique, mais cette fois d’ordre économique, une personne atteinte de troubles musculo-squelettique devra certainement avoir recours à des arrêts de travail, et parfois répétés. Même si le salarié, tout comme l’entreprise en paie le prix, la sécurité sociale est également touchée.


Il n’y a donc rien de bon dans ces TMS et il est important de les prévenir avant de devoir les guérir. Pour ce faire, des formations existent...



La formation gestes et postures

Cette formation, imposée par le Code du travail et bien connue des responsables des ressources humaines et des formateurs, apporte une solution aux troubles musculo-squelettiques. Au delà de sensibiliser les participants sur les gestes et postures à adopter, le formateur analyse les postes de travail et conseille les salariés et le chef d’entreprise sur les améliorations à apporter pour favoriser une prévention efficace.


Au delà d’une formation, il est nécessaire qu’une démarche de prévention soit mise en place dans l’entreprise. L’action préventive ne se limite donc pas à la formation. C’est pourquoi, dans de nombreux cas, la formation gestes et postures n’apparait que comme une sensibilisation aux résultats insuffisants.


Le formateur gestes et postures ne dispose pas de certificat officiel de formateur à proprement parler. Le plus souvent, il apprend à enseigner cette formation avec un formateur plus aguerri, en suivant une formation de formateur, ou à travers les documents INRS disponibles sur internet. Cela ne signifie pas que les formateurs gestes et postures sont incompétents, bien au contraire, mais que sans un intérêt personnel pour le domaine de l’ergonomie au travail, la formation pourrait bien n’être utile qu’à l’employeur devant un tribunal.


La durée de la formation dépend du secteur d’activité de l’entreprise et du nombre de personne à former. Le formateur se doit aussi d’analyser les postes et pour cela, il est important qu’il dispose d’une journée ou d'une demi-journée supplémentaire.



La formation en prévention des risques liés à l’activité physique (PRAP)

La formation PRAP est réglementée par l’INRS. Elle permet d’élaborer un projet de formation-action qui s’intègre dans la démarche de prévention de l’entreprise. Le formateur analyse alors les risques liés à l’activité physique afin de proposer des axes d’amélioration.


Il existe deux secteurs, ou filières, celle des salariés de l’industrie, du BTP, du commerce et des activités de bureau, le PRAP IBC et celle des salariés du secteur sanitaire et médico-social, le PRAP 2S.


Pour le formateur, la formation PRAP dispose des mêmes modalités que celle du SST (Sauveteur Secouriste du Travail). Il a l’obligation de suivre une formation initiale d’une durée de 10 jours pour le domaine IBC et de 14 jours pour celui du 2S. Un maintien et actualisation des compétences (MAC) ou recyclage est nécessaire tous les 3 ans pour conserver ses compétences. Ces MAC sont d’une durée de 3 jours (21 heures) pour le secteur IBC et 4 jours (28 heures) pour le secteur 2S.


Cette formation apporte une mise en place plus solide d’une culture d’entreprise liée aux risques musculo-squelettiques. Elle est aussi plus onéreuse et demande un investissement plus important de la part des entreprises. C’est pourquoi, pour beaucoup, le choix se porte sur la formation gestes et postures.


Autre point important, la formation gestes et postures vise à adapter l’homme au travail alors que la formation PRAP tend à adapter le travail à l’homme. Cette dernière dispose donc d’une plus grande dimension préventive.


Conclusion

Quoi qu’il en soit, que ce soit une formation gestes et postures ou PRAP, l’important est de développer une culture d’entreprise basée sur la prévention des troubles physiologiques. La formation, quelle qu’elle soit, doit faire partie de cette démarche et n’aura que peu d’impact si elle en est dissociée.


 

La prévention est notre métier, nous sommes donc toujours présents pour répondre à vos questions et vous accompagner pour trouver des solutions adaptées à vos besoins, mais aussi à votre budget.


Pour les formations ergonomie au travail, c’est par ici :






N’oubliez pas que la prévention est l’affaire de tous, salariés comme employeur. Le travail ne doit pas mettre notre vie en péril. On vous dit à la semaine prochaine sur Actuprev !

Comments


bottom of page